Notre Structure

Transmission Madagascar Développement est née d’une intention d’un groupe de jeunes Bretons, ayant vécu une aventure initiatique de plusieurs mois en brousse Malgache, de s’engager sur les chemins de la solidarité internationale. 

« Penser globalement, agir localement »

  L’association Transmad est née d’un voyage à Madagascar d’un groupe de jeunes de la région de Savenay en Loire Atlantique. Après 3 mois d’acculturation dans le village de Sabotsy-Anjiro sur les hauts plateaux, ce groupe d’amis décide de se lancer dans un projet associatif en s’imposant quelques règles : assumer son interventionnisme, professionnaliser son action, penser globalement pour agir localement en pratiquant une coopération au développement local et enfin s’inscrire dans une dynamique institutionnelle. 

« Mal développement »

Les activités « içi », sur notre territoire visent à témoigner, à expliquer et à plaidoyer sur les conséquences du « mal développement » et certaines de ses causes liées aux modes de vie de nos sociétés modernes. Il s’agit d’investir le champ de l’Education à la Citoyenneté et à la Solidarité Internationale ou ECSI sur notre territoire dans la proximité du quotidien. Lien « Içi »  

« Populations vulnérables »

A Madagascar se trouve le cœur de réaction, de transformation de cette « envie » d’aider, d’accompagner des populations vulnérables. C’est-à-dire des populations subissant des dynamiques de nécessité et soumises à des choix par défaut qui n’ont d’autres destin qu’une litanie de carences et de stress. Mais l’envie d’aider ne garantis pas le résultat. Il faut y mettre de la raison et beaucoup d’observation, accepter de se tromper souvent, tout en améliorant ses pratiques en permanence

Le projet social de l’association est lié à sa stratégie d’intervention. Dès les premiers pas à Madagascar, un dispositif permanent à été mobilisé et les premiers recrutements locaux ont confrontées chargés de mission expatriés et salariés locaux aux subtilités de la collaboration interculturelle. Fort du respect de la souveraineté nationale de Madagascar, ces premiers recrutements se sont attachés dès le début au respect du cadre règlementaire en vigueur, en déclarant formellement nos employés afin qu’ils puissent à tout moment faire valoir leur droit dans le respect de leurs intérêts.

Aujourd’hui 38 salariés Malgaches composent le dispositif d’intervention, dont 22 sont en CDI et ont pour certains plus de 15 années d’ancienneté avec le même soucis de garantir à chacun l’accès a l’autopromotion ou « empowerment » concept développé dans les années 70 lors des mouvements d’émancipation des communautés Afro-Américaines.

Le respect du cadre légal du droit du travail Malgache est le minimum des obligations sociales que les organismes de solidarités internationale doivent respecter mais il ne s’agit pas non plus de s’aligner au SMIC national qui est de l’ordre de 42 € ! Aussi, la grille salariale de Transmad s’attache à sécuriser le salarié et sa famille pour lui permettre de répondre à ses besoins de premières nécessité.

Cette attention s’exprime notamment à travers la mutuelle de santé interne a l’association. En effet, chaque mois, tous les salariés de Transmad cotisent 2% de leur salaire à la caisse de santé interne et l’association abonde de 2% ce qui permet chaque mois d’épargner 4% de la masse salariale pour répondre aux besoins de santé de chaque salarié ainsi que les membres de sa famille; maternité, maladie, hospitalisation, accident de la vie, handicap sont pris en charge par l’association.

Soucieux de transmettre, comme son nom l’indique, l’association tire vers le haut le champ des possibles de ses employés. C’est le principe de l’incubateur sous une forme de compagnonnage des nouveaux entrant par les anciens qui est depuis 20 ans à l’œuvre.

Le transfert de compétences s’opérant ainsi sans complexes, sans concurrence interne, ni crainte de prédation d’autorité il contribue à renforcer la dynamique collective des équipes. Le staff est composé d’une 10ène de personnes ayant plus de 10 ans d’ancienneté, c’est une valeur sure et le très faible turnover depuis 20 ans illustre bien la cohérence d’une organisation de type «incubateur ».

Cette « veine » développée en interne s’implémente ainsi plus facilement sur sites auprès des personnes ressources locales relais des activités d’un projet. Car c’est la un enjeu fondamental de la réussite d’une dynamique d’appui sur une zone donnée, pendant une période donnée : l’appropriation progressive par les représentants et la population locale des enjeux et des apports d’un projet pour avoir la capacité de le piloter lorsque le dispositif de l’association se sera retiré.

Le décloisonnement de l’information et de l’organisation de travail ou de l’organisation d’un projet est au centre de la stratégie d’incubateur. Plus il y aura de personnes pouvant avoir accès à toutes types d’informations que ce soit, techniques, financières, organisationnelles, opérationnelles, méthodologiques ou encore stratégiques, plus il y aura d’opportunités de voir se révéler des talents, des aptitudes, des capacités par croisement, par friction, par stimulation et ainsi l’intelligence collective opère sur ce terreau collaboratif.